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  Réseau d'Investigation clinique pour le Carcinome Hépatocellulaire




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A l’échelle mondiale le CHC représente plus de 91.5 % des cancers du foie ce qui fait de lui le 7ème cancer le plus fréquent.
 
Son incidence annuelle est supérieure à 564 000 nouveaux cas. Parmi ces nouveaux cas, 400 000 surviennent chez les hommes et 164 000 chez les femmes ce qui les place respectivement aux cinquième et huitième rangs en terme d’incidence.
 
La distribution géographique du CHC au niveau mondial est très hétérogène, ces disparités géographiques tenant aux facteurs de risque de cette tumeur. En effet, Il existe des zones géographiques de fortes endémie, notamment l’Afrique Subsaharienne et l’Asie du Sud-Est avec plus de 80 % des cas. Dans ces régions, le CHC est principalement associé aux virus de l’hépatite B (VHB) et à l’exposition à des carcinogènes alimentaires tels que l’aflatoxine B1. L'Europe et les Etats-Unis sont des zones de plus faible incidence, avec moins 20 % des cas. Dans ces zones, le CHC est principalement associé au virus de l’hépatite C (VHC) et, particulièrement en France, à la consommation excessive d’alcool.Récemment, il a été montré que l’incidence du CHC diminuait dans les pays à forte incidence en raison des progrès sanitaires, et de la mise en œuvre de la vaccination contre le VHB. En revanche, il a été montré que son incidence était en constante augmentation depuis 30 ans dans les pays à incidence plus faible, du fait de l’augmentation de la prévalence de l’infection par le VHC et de la prolongation de l’espérance de vie des patients cirrhotiques, en raison d’une meilleure prise en charge des complications de la cirrhose. Parmi les pays où l’on a observé une augmentation de l’incidence, il a été estimé en France par les registres que le nombre de nouveaux cas du CHC était passé de 1800 en 1980 à plus de  7000 en 2008.
 
De plus, le pronostic de ce cancer reste très défavorable en raison de son taux élevé de mortalité qui le place au 3ième rang mondial en terme de décès par cancer avec près de 549 000 décès chaque année.
 
Le CHC est également l’un des cancers les plus graves avec des taux de survie de 1 an et 5 ans respectivement de 30 % et 8 %. Seulement 30 % des malades peuvent bénéficier d’un traitement à visée curative. Ces données font donc du CHC un problème majeur de santé publique.
 
Ces 30 dernières années ont été également caractérisées par la persistance de grandes incertitudes en matière de carcinogenèse, ainsi que de prise en charge des patients tant au plan diagnostique que thérapeutique. Le CHC représente donc une thématique de recherche émergente.