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  Réseau d'Investigation clinique pour le Carcinome Hépatocellulaire




   Ensemble trouvons des solutions pour lutter contre le Carcinome Hépatocellulaire...  
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Le CHC est une tumeur très difficile à traiter en raison de la cirrhose sous-jacente qui y est très fréquemment associée. Les patients présentent donc une « double» maladie et par conséquent un risque important de dégradation de la fonction hépatique lors du traitement. En effet, le foie sain se régénère rapidement même après résection de 75 % de sa masse, ce qui n'est pas le cas du foie cirrhotique. De plus, le choix du traitement dépend également des caractéristiques de la tumeur mais également de l’état général du patient.
 
Par conséquent, les traitements proposés en cas de Carcinome Hépatocellulaire (CHC) sont donc indissociables de la prise en charge de la maladie du foie préexistante.
 
 Les traitements curatifs
 
Le CHC est potentiellement curable lorsque le diagnostique est posé à un stade précoce. Cependant, cela ne concerne que 30 à 40 % des patients, la majorité des patients étant diagnostiqués à un stade avancé.
 
Les traitements à visée curative actuellement disponibles sont :
 
  • Les traitements chirurgicaux : Résection et transplantation hépatique
 
La résection
 
La résection est discutée chez les patients ayant un CHC sur cirrhose avec préservation de la fonction hépatique. Il est admit actuellement que le meilleur candidat potentiel à la résection hépatique présente un nodule tumoral de moins de 5 cm de diamètre.
 
 
La transplantation hépatique

La transplantation hépatique à l’avantage de traiter à la fois la tumeur c’est pour cela qu’elle ne doit être réaliser que chez les patients atteints de CHC sur cirrhose. Cette indication ne peut être envisager qu’en présence d’un nodule unique de moins de 5 cm de diamètre ou en présence de 2 à  3 nodules ne dépassant pas 3 cm de diamètre.
 
 
  • Les techniques de destruction percutanée

Lorsque les nodules tumoraux sont uniques et de petite taille c’est-à-dire moins de 3 cm de diamètre ou lorsqu’une intervention chirurgicale est contre-indiqué en cas de comorbidités, il est possible de réaliser une destruction percutanée soit par injection de produits nécrosants soit par réchauffement (radiofréquence).
 
Ces différentes approches, qui permettent d’espérer une guérison, ne sont envisageables que chez un tiers des malades environ. Malheureusement, les récidives après résection chirurgicale ou traitements percutanée sont fréquentes.
 
 
Les traitements palliatifs
 
Au stade localement avancé ou métastatique, la prise en charge du CHC n’a alors plus comme objectif la curabilité mais l’augmentation du temps jusqu’à progression et la survie globale.
 
  • La chimioembolisation
 
Lorsque les tumeurs sont plus nombreuses ou de plus grande taille et que le fonctionnement du foie reste correct, le traitement usuel est la « chimioembolisation » qui consiste à injecter dans l’artère du foie, en passant par l’artère fémorale, un mélange comprenant un produit de chimiothérapie et un produit responsable d’une occlusion temporaire des artères irriguant les tumeurs.

La chimioembolisation a représente le seul traitement systémique disponible pendant de nombreuses années, mais les résultats obtenus ont été peu concluants. En effet, ils ont révélés une faible efficacité de la chimiothérapie vis-à-vis du CHC. L’amélioration du devenir des patients atteints d’un CHC à un stade avancé nécessite dont le développement d’alternatives thérapeutiques.
 
  • Thérapie ciblée
 
Ces dernières années , les progrès de la biologie moléculaire ont permis de mieux comprendre le processus de carcinogenèse hépatique, avec pour répercussion le développement de thérapies ciblées ; tels que le Sorafénib (Nexavar®) qui est un traitement capable de ralentir la croissance du CHC et d’augmenter la survie des malades, sans entraîner de toxicité majeure. Il est actuellement prescrit chez des malades atteints de formes dites « avancées » de CHC du fait de sa diffusion ou de l’échec des autres thérapeutiques.