RICH


  Réseau d'Investigation clinique pour le Carcinome Hépatocellulaire




   Ensemble trouvons des solutions pour lutter contre le Carcinome Hépatocellulaire...  
Get Adobe Flash player

Recherche dans le site

Formulaire de connexion

 

La radiofréquence est un traitement qui détruit la tumeur par la chaleur. L’intervention se fait à travers la peau ; c’est pourquoi on parle de destruction percutanée. Elle est réalisée sous anesthésie générale par un radiologue interventionnel spécialisé dans les traitements assistés par imagerie médicale. Cette technique constitue une alternative à la chirurgie lorsqu’elle est contre-indiquée. Elle est discutée en fonction de la taille de la tumeur, de sa localisation dans le foie et de l’état général du foie. La prise en charge décrite ci-après concerne uniquement l’intervention par radiofréquence. D’autres techniques de destruction percutanée peuvent être occasionnellement utilisées comme un traitement par le froid, la cryothérapie.

 

Comment se préparer à l’intervention ?

La consultation avec le radiologue

Le radiologue vous explique les objectifs de l’intervention, la technique utilisée, les suites et les complications possibles. Cette consultation est l’occasion de poser toutes les questions que vous avez au sujet de l’intervention.

 

La consultation avec l’anesthésiste

La consultation avec l’anesthésiste permet d’évaluer les risques liés à l’anesthésie, en prenant en compte vos antécédents médicaux et chirurgicaux.
Il est important de signaler tout problème de santé, notamment les allergies (asthme, eczéma, rhume des foins, etc.), les problèmes cardiaques (hypertension par exemple), la prise de médicaments, en particulier anticoagulants et aspirine, ainsi que votre consommation de tabac et d’alcool. Il est prouvé que l’arrêt du tabac et de l’alcool quelques semaines avant une intervention réduit les complications postopératoires.

 

Comment se déroule l’intervention ?

Le traitement nécessite une hospitalisation, vous arrivez le matin et à jeun. L’intervention s’effectue dans une salle de radiologie spécialisée qui comprend la table d’intervention et les appareils d’imagerie médicale nécessaires à son déroulement. Cette salle bénéficie de conditions d’asepsie particulières proches de celles rencontrées dans un bloc opératoire. Une salle de radiologie interventionnelle.

L’anesthésie est générale : vous êtes endormi pendant toute la durée de l’intervention. Le médecin utilise l’échographie pour repérer précisément la ou les tumeurs à traiter. Dans certains cas et selon la localisation de la tumeur, ce repérage peut également se faire par le scanner. L’abdomen est désinfecté et le médecin insère, à travers la peau, une fine aiguille en métal, appelée sonde. La progression de la sonde vers le foie est suivie en permanence par imagerie médicale. L’extrémité de la sonde est placée au centre de la tumeur et la destruction peut alors commencer.

La sonde est reliée à un générateur qui fournit un courant électrique envoyé au coeur de la tumeur. Le courant électrique produit de la chaleur qui détruit les cellules cancéreuses. Cette opération dure entre 20 et 30 minutes. Le médecin retire ensuite la sonde en la gardant à une température élevée. Cette précaution permet de détruire les éventuelles cellules tumorales qui se seraient détachées du foie lors du retrait de la sonde.

La destruction des cellules tumorales se fait sur une sphère de quelques centimètres de diamètre. Cette précision a pour avantage d’épargner les cellules saines environnantes et les organes voisins. Après avoir enlevé la sonde, le médecin vérifie que la tumeur est détruite à l’aide d’une échographie.

 

Que se passe-t-il après l’intervention ?

Une fois l’intervention terminée, vous êtes amené en salle de réveil où l’équipe médicale assure votre surveillance, notamment lors de votre réveil de l’anesthésie. Des douleurs sont fréquentes dans la zone d’intervention. Elles sont systématiquement traitées, généralement par de la morphine ou l’un de ses dérivés. Si vous n’êtes pas suffisamment soulagé, signalez-le sans tarder à l’équipe médicale afin que le traitement puisse être adapté. Vous pouvez généralement rentrer chez vous dès le lendemain.

 

Quels sont les effets secondaires possibles ?

La destruction tumorale percutanée présente peu d’effets secondaires. Ils se limitent le plus souvent à une douleur au niveau de l’abdomen qui peut être prise en charge par des médicaments antidouleur, prescrits par votre médecin. Des complications peuvent cependant survenir : une hémorragie au niveau du foie ; des atteintes des organes à proximité comme l’estomac ou le côlon nécessitant exceptionnellement une intervention
chirurgicale. Une infection est également susceptible de se produire au niveau de la zone traitée.

 

Exemples de questions à poser à votre médecin

Comment le traitement va-t-il se dérouler ?
Quels en sont les risques ?
Comment puis-je me préparer au mieux ?
Que va-t-il se passer après l’intervention ?